Remontée des Knicks : Brunson prouve qu'il est la vraie affaire dans un choc à San Francisco
Vous clignez des yeux, et les Knicks sont menés de 21 points. C'était dimanche soir à San Francisco, le 18 mars, et le Chase Center était en effervescence. Les Warriors, privés de Steph Curry, Draymond Green et Andrew Wiggins, parvenaient tout de même à mettre le feu à New York. Klay Thompson avait 16 points rien qu'au premier quart-temps, avec quatre tirs à trois points, et Golden State menait 39-18. On avait l'impression que c'était une de ces soirées où les Knicks ne pouvaient tout simplement pas se sortir de l'impasse, même contre une équipe remaniée.
Mais quelque chose a changé. Jalen Brunson, le joueur qui a discrètement mené cette équipe vers le respect toute la saison, a décidé que c'en était assez. Il a terminé avec 30 points et neuf passes décisives, mais ces chiffres ne racontent pas toute l'histoire de la façon dont il a plié le match à sa volonté. Les Knicks ont grignoté leur retard, terminant la première mi-temps avec seulement 14 points de retard, 66-52. Ils ne jouaient pas exactement une défense hermétique, laissant les Warriors tirer à 55% sur le terrain, mais ils restaient dans le match. Et puis le troisième quart-temps est arrivé.
Les Knicks ont dominé Golden State 32-17 au troisième quart-temps, transformant un déficit à deux chiffres en une avance de 84-83 à la fin du quart-temps. Immanuel Quickley, qui a terminé avec 22 points en sortie de banc, a réussi quelques tirs cruciaux pendant cette période. Josh Hart, le joueur infatigable, a capté 11 rebonds et a ajouté 10 points, dont un rebond offensif critique au quatrième quart-temps. Ce n'était pas seulement Brunson ; c'était un effort d'équipe qui reflétait la détermination que Tom Thibodeau prêche, parfois à l'excès. Ils ont limité les Warriors à seulement 41 points en deuxième mi-temps après en avoir concédé 66 lors des deux premiers quarts-temps. C'est un ajustement majeur.
Voici le problème : tout le monde souligne le scoring de Brunson, qui est élite pour un joueur de sa taille. Il tourne à 27,9 points par match cette saison. Mais son leadership, surtout dans les moments d'adversité, est ce qui le distingue vraiment. Il ne panique pas. Il continue d'attaquer, de créer et d'impliquer ses coéquipiers. Contre une équipe des Warriors qui prospère habituellement dans le chaos, Brunson a apporté une main calme et stable qui a finalement étouffé leur élan. En vérité, les Knicks ne gagnent pas ce match sans que Brunson soit l'alpha incontesté. Il a tiré à 11 sur 26 sur le terrain, mais sa performance de 7 sur 8 aux lancers francs en deuxième mi-temps a été décisive.
Golden State, de son côté, a eu de grosses performances de Thompson (29 points) et Jonathan Kuminga (27 points), mais ils n'ont pas pu conclure. L'absence de leurs stars a évidemment pesé, mais laisser échapper une avance de 21 points à domicile reste une pilule difficile à avaler. Les Knicks, en revanche, ont montré une résilience qui manquait à cette franchise depuis bien trop longtemps. Ce n'était pas seulement une victoire ; c'était une déclaration.
Mon opinion tranchée ? Cette remontée contre une équipe des Warriors diminuée est plus révélatrice du potentiel de combat des Knicks en playoffs que n'importe quelle victoire écrasante cette saison. Ils ont trouvé un moyen de gagner de manière "moche", à l'extérieur, contre une équipe qui, même sans ses grands noms, a toujours un pedigree de champion. Attendez-vous à ce que les Knicks s'assurent la 4ème place à l'Est et remportent leur série de playoffs du premier tour en six matchs.

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