Les Jazz font échouer la course aux séries éliminatoires des Raptors, ou pas ?

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📅 23 mars 2026⏱️ 4 min de lecture
Publié le 23-03-2026 · Filipowski et Utah affrontent les Raptors dans un match hors conférence · Mis à jour le 24-03-2026

Écoutez, 39-31 contre 21-50, ce n'est pas exactement un match serré sur le papier. Les Toronto Raptors se battent pour l'avantage du terrain à l'Est, occupant la cinquième place après cette victoire acharnée de 118-112 contre les Knicks la semaine dernière. Ils ont remporté six de leurs dix derniers matchs, se forgeant une identité basée sur une défense à longs bras et le jeu offensif en pleine croissance de Pascal Siakam, qui a affiché une moyenne de 24,7 points et 8,9 rebonds en mars. Les Utah Jazz, quant à eux, essaient juste d'atteindre la ligne d'arrivée, ayant perdu cinq matchs consécutifs et se tournant vers la loterie.

Mais voici le problème : des choses plus étranges se sont produites en NBA. Vous vous souvenez des Bulls battant les Celtics en séries éliminatoires de 2017 ? Ou du "Grit-N-Grind" des Grizzlies battant les Spurs, tête de série numéro un, en 2011 ? Ce n'est pas exactement ça, mais un match hors conférence en fin de saison peut devenir étrange. Les Raptors sont bons, ne vous méprenez pas. Fred VanVleet joue comme un All-Star, distribuant 7,2 passes décisives par match. Scottie Barnes, le Rookie de l'année en titre, continue de montrer des éclairs d'un joueur bidirectionnel vraiment spécial, affichant 15,3 points et 7,5 rebonds lors de ses cinq dernières sorties. C'est un adversaire difficile pour n'importe qui.

Forme et statistiques

**La grande chance de Filipowski sous les projecteurs**

Les Jazz sont en plein mode de développement. Ils ont échangé Donovan Mitchell et Rudy Gobert l'été dernier, signalant une reconstruction complète. Des joueurs comme Ochai Agbaji, qui a marqué 27 points contre les Blazers dimanche dernier, obtiennent des minutes prolongées. Mais le nom dont tout le monde à Salt Lake City parle, du moins sur le front des prospects, est Filip Filipowski. Oui, le grand homme de Duke n'est pas encore en NBA, mais il est l'avenir. C'est le type d'ailier polyvalent que les dirigeants des Jazz ciblent. Ce match, malgré son absence, est un objectif parfait pour ce dont ils *ont besoin*.

Et ce dont ils ont besoin, c'est de quelqu'un pour marquer et rebondir constamment contre une équipe comme Toronto. Lauri Markkanen fait de son mieux, menant l'équipe avec 25,4 points et 8,6 rebonds par nuit, mais il ne peut pas tout faire. Les Jazz concèdent 118,0 points par match, se classant 28e de la ligue. Ce n'est pas une recette pour le succès contre une équipe des Raptors qui prospère sur la transition et les points de deuxième chance. Toronto affiche une moyenne de 13,9 rebonds offensifs par match, ce qui est bon pour la troisième place de la ligue. C'est un déséquilibre qui n'attend que de se produire.

Facteurs clés

En toute franchise : les Jazz n'ont pas la discipline défensive ou la puissance offensive pour tenir tête à Toronto pendant 48 minutes. Ils ont marqué 105 points lors de leur dernière défaite contre les Kings, avec seulement 41 % de réussite au tir. Les Raptors, en revanche, limitent leurs adversaires à 46,5 % de réussite au tir cette saison. C'est un contraste frappant. Ce match est moins une question de victoire des Jazz que de performance individuelle. Kris Dunn, étonnamment efficace depuis qu'il a signé un contrat de 10 jours, peut-il continuer à semer la pagaille défensivement contre VanVleet ? Markkanen peut-il exploiter les lacunes défensives de Siakam ou Barnes ?

Ce n'est pas un "match piège" pour les Raptors ; ils sont trop expérimentés pour cela. Mais c'est une opportunité pour les jeunes joueurs de l'Utah de se mesurer à un véritable prétendant aux séries éliminatoires. Les Jazz ont perdu leurs deux derniers matchs à domicile par une moyenne de 15 points. C'est une période difficile.

Voici mon avis : les Jazz restent respectables pendant une mi-temps, grâce à quelques tirs à trois points surprenants de Talen Horton-Tucker et à quelques actions énergiques de Walker Kessler, mais les Raptors s'échappent finalement au troisième quart-temps. Toronto gagne par 18 points, avec Siakam qui marque 30 points sans effort.