La boiterie de Giannis, le bond de Lillard : les Bucks survivent à la frayeur contre les Pacers
Vous avez vu le score : Bucks 134, Pacers 123. Sur le papier, cela ressemble à une victoire assez confortable pour Milwaukee. Giannis Antetokounmpo marque 31 points et prend 14 rebonds. Damian Lillard en marque 21. Malik Beasley en ajoute 19. Ils ont tiré à 57% au panier. Une autre victoire un mardi soir, n'est-ce pas ? Pas exactement. Pour quiconque a regardé ce match, surtout au troisième quart-temps, le souffle coupé collectif lorsque Giannis est tombé était audible même à travers l'écran de télévision.
Les Bucks "sans Khris Middleton" étaient déjà diminués, Middleton étant absent pour le troisième match consécutif en raison d'une entorse à la cheville. Puis, avec 6:43 à jouer au troisième quart, Antetokounmpo a pénétré le long de la ligne de fond contre Pascal Siakam, s'est retourné pour passer, et s'est effondré. Sans contact. Toujours le pire genre. Il s'est agrippé à son ischio-jambier gauche, s'est immédiatement dirigé vers le vestiaire et n'est pas revenu. Soudain, une avance de 16 points au troisième quart-temps semblait aussi sûre qu'un château de sable dans un ouragan. C'est la véritable histoire de mardi soir au Fiserv Forum.
Voici le problème : les Bucks auraient pu s'effondrer. Les Pacers, à leur crédit, ont senti le sang. Tyrese Haliburton a marqué 17 points et délivré 10 passes décisives, orchestrant une tentative de remontée furieuse. Myles Turner a réussi quelques gros tirs à trois points. Indiana a réduit cet écart de 16 points à seulement quatre, 115-111, avec 6:39 à jouer au quatrième quart. C'est là que l'on voit de quoi une équipe est faite, surtout une équipe qui essaie encore de s'adapter sous Doc Rivers. Et franchement, les Bucks ont montré du cran.
Damian Lillard a pris les choses en main, comme il est censé le faire. Il a réussi un gros tir à trois points à 5:07 de la fin, ramenant l'avance à neuf points, 124-115. Bobby Portis, qui a terminé avec 11 points et 7 rebonds en sortie de banc, a réussi une paire de lancers francs peu après. Patrick Beverley, le nouveau venu, a marqué 10 points et délivré 7 passes décisives, et son énergie défensive au quatrième quart-temps était palpable. Ils se sont ressaisis, forçant quelques pertes de balle clés et limitant les Pacers à 2 tirs sur 7 dans les quatre dernières minutes. Ce n'était pas joli, mais ils ont conclu le match. Et c'est significatif, battre un rival de division qui leur a donné du fil à retordre toute la saison, surtout avec leur MVP sur le banc.
Mais soyons réalistes : cette victoire est assortie d'un astérisque énorme. La santé de Giannis dicte tout pour cette équipe. Il a déjà manqué 13 matchs cette saison, dont trois consécutifs début février en raison de douleurs au tendon d'Achille. Manquer du temps maintenant, avec seulement 15 matchs restants en saison régulière, est une sérieuse préoccupation. Les Bucks sont actuellement à 44-24, occupant la 2e place de la Conférence Est, avec un match et demi d'avance sur les Cavaliers. Leurs aspirations sont le championnat ou rien. Tout le reste est un échec. Et on ne gagne pas un championnat sans un Antetokounmpo en pleine forme.
Mon avis tranché ? Si Giannis manque beaucoup de temps – disons, deux semaines ou plus – les Bucks devraient sérieusement envisager de le reposer pour le reste de la saison régulière, même si cela leur coûte la 2e place. Un Giannis en pleine forme en playoffs, même en tant que 3e ou 4e tête de série, est bien plus dangereux qu'un Giannis diminué avec l'avantage du terrain. Ils ont besoin de lui à 100% pour la vraie danse.
Prédiction audacieuse : Giannis manquera au moins cinq matchs supplémentaires avant le début des playoffs, et les Bucks s'assureront quand même la 2e place à l'Est.
