Le dilemme de Dixon : Le TCU peut-il enfin franchir le plafond du Big 12 ?
Jamie Dixon a fait beaucoup de bien au basketball du TCU. Vraiment. De retour dans son alma mater en 2016, il a hérité d'un programme qui n'avait pas participé au tournoi de la NCAA depuis 1998. Il a réglé ça, et vite. Les Horned Frogs y sont parvenus en 2018, puis à nouveau en 2022 et 2023. C'est un progrès, sans aucun doute. Ils ont même remporté une victoire contre Arizona lors du tournoi de 2022, un thriller en prolongation où Mike Miles Jr. a marqué 20 points.
Mais voilà le hic : ces parcours en tournoi ont été courts. Le Sweet Sixteen est resté insaisissable. La saison dernière, ils ont été éliminés par Gonzaga au deuxième tour, 84-81. L'année précédente, c'était Arizona, 85-80, dans un match où ils avaient l'impression d'être *tout près*. Et dans le brutal Big 12, le TCU ne semble pas pouvoir franchir le cap. Ils ont terminé la saison dernière avec un bilan de 21-13 au total, ce qui leur a valu un record de 9-9 en conférence et une égalité pour la cinquième place. En 2021-22, ils étaient à 8-10 en conférence, à nouveau à égalité pour la cinquième place.
Analyse clé
Le fait est que les équipes de Dixon jouent toujours avec acharnement. On ne doute jamais de leurs efforts. Elles sont souvent parmi les meilleures de la ligue en rebonds offensifs et en interceptions. La saison dernière, elles ont enregistré en moyenne 11,5 rebonds offensifs par match, ce qui les place parmi les 20 meilleures équipes nationales. Damion Baugh, même après une suspension, était une menace avec 1,8 interception par match. Mais le tir ? C'est un casse-tête persistant. Ils n'ont tiré qu'à 30,6 % à trois points en 2022-23, ce qui les classe 334e sur 363 équipes de Division I. Ce n'est tout simplement pas suffisant dans une ligue remplie de puissance offensive comme Kansas et Baylor.
Écoutez, le contrat de Dixon court jusqu'en 2027-28, donc il ne va nulle part. Et il a quelques atouts. Trevon Brazile, un transfert de Missouri, pourrait être un ajout énorme, apportant de l'athlétisme et une capacité à finir à l'intérieur. Jameer Nelson Jr., un autre transfert, a enregistré en moyenne 17,0 points et 3,4 passes décisives pour Delaware l'année dernière. Ils ont besoin que ces gars-là soient efficaces dès le début. Emanuel Miller est de retour, apportant une présence vétéran et une certaine robustesse dans la raquette. Il a enregistré en moyenne 12,3 points et 6,5 rebonds la saison dernière.
Voici mon opinion tranchée : cette année est la dernière chance pour ce noyau, ou du moins pour la *perception* de ce noyau, de vraiment rivaliser dans le Big 12. Dixon a bâti un programme respectable, mais "respectable" n'est pas "prétendant". Le Big 12 ne devient pas plus facile, surtout avec l'arrivée de nouvelles équipes la saison prochaine. S'ils terminent à nouveau au milieu du peloton, disons, un bilan de 9-9 ou 10-8 en conférence, ce ne sera que la même chose. La pression, juste ou non, augmentera pour que Dixon trouve une vitesse supérieure.
Analyse tactique
Il doit trouver un tireur constant. Pas seulement un, mais deux ou trois gars qui peuvent réussir des tirs ouverts de loin. Ils ne peuvent pas compter uniquement sur les points de transition et les rebonds offensifs pour toujours. Le jeu moderne exige plus. Dixon a prouvé qu'il pouvait les amener à la danse. Maintenant, il doit prouver qu'il peut les faire passer le premier week-end.
Je dirai ceci : le TCU participera à nouveau au tournoi de la NCAA. Mais je prédis qu'ils n'atteindront toujours pas le Sweet Sixteen.