Le festival de tirs de Bailey : Le Jazz torpille les Bucks et laisse entrevoir une menace pour les playoffs

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📅 20 mars 2026⏱️ 4 min de lecture
Publié le 2026-03-20 · Ace Bailey a marqué 7 tirs à 3 points alors que le Jazz écrase les Bucks 128-96 pour mettre fin à une série de 4 défaites consécutives · Mis à jour le 2026-03-24

Écoutez, personne ne parlait beaucoup du Utah Jazz cette semaine. Ils avaient perdu quatre matchs d'affilée, y compris une défaite particulièrement laide de 118-103 contre les Spurs deux soirs auparavant. Le buzz autour de Salt Lake City concernait davantage la position au repêchage que le classement des séries éliminatoires. Puis, jeudi soir, tout a changé.

Ace Bailey, le jeune joueur que certains experts jugeaient trop brut, trop inconstant, a littéralement explosé. Il a réussi sept tirs à 3 points, terminant avec 33 points, le meilleur de la rencontre, alors que le Jazz a démoli les Milwaukee Bucks 128-96. Sept tirs à trois points. Contre une équipe des Bucks qui se considère comme un prétendant. Ce n'est pas un coup de chance. C'est une déclaration.

Forme et statistiques

Le fait est que ce n'était pas seulement un florilège de Bailey. Le Jazz a tiré à un impressionnant 57,1 % du terrain et 48,8 % à trois points en équipe. Sept joueurs ont marqué à deux chiffres. Walker Kessler, qui a connu des hauts et des bas cette saison, a ajouté 15 points et 11 rebonds. Même Kris Dunn a participé à l'action avec 10 points et 7 passes décisives. Ce fut un démantèlement complet, un effort d'équipe total que peu de gens avaient vu venir, surtout après leurs récentes difficultés. Les Bucks, quant à eux, semblaient perdus. Giannis Antetokounmpo a marqué 22 points, bien sûr, mais il a à peine touché le ballon au quatrième quart alors que le match était déjà hors de portée. Damian Lillard n'a réussi que 10 points avec 3 tirs sur 10. Milwaukee ressemblait à une équipe qui venait de rentrer d'un voyage de cinq matchs à l'extérieur et avait oublié de régler ses alarmes.

**L'émergence de Bailey : Plus qu'une seule nuit ?**

Soyons réalistes, Ace Bailey a toujours eu du talent. Il a ce tir sans effort, le genre de tir qui a l'air bon même quand il rate. Mais la constance a été son talon d'Achille. Il brillait, comme ses 28 points contre les Clippers en janvier, puis disparaissait pendant quelques matchs. Cela fait partie du fait d'être un jeune joueur en NBA, de comprendre comment enchaîner ces performances. Mais ce match contre les Bucks ? C'était différent. Ce n'était pas seulement une main chaude ; c'était une performance confiante et agressive dès le début. Il se déplaçait bien sans le ballon, trouvait ses spots et tirait sans hésitation. Ces sept tirs à trois points n'étaient pas tous des tirs ouverts non plus ; certains étaient contestés, montrant un niveau de confort accru avec le moment.

Facteurs clés

Voici le problème : tout le monde sous-estime le Jazz. Ils sont trop jeunes, trop inconstants, trop dépendants de quelques joueurs clés. Mais ils ont remporté des victoires importantes cette année, y compris une défaite de 132-105 contre les Celtics en février. C'est une équipe chaotique, capable de battre n'importe qui un soir et de perdre contre n'importe qui le lendemain. C'est frustrant pour les fans, mais cela les rend aussi dangereux. Quand ils réussissent leurs tirs et jouent avec rythme, ils peuvent submerger même les meilleures défenses de la ligue. Les Bucks l'ont appris à leurs dépens, se faisant enterrer sous une avalanche de tirs à trois points du Jazz.

Ma prédiction audacieuse ? Le Utah Jazz, alimenté par ce genre de performance de Bailey et de son jeune noyau, se faufilera dans le tournoi de play-in et bouleversera absolument une tête de série plus élevée. Ils ne gagneront pas tout, mais ils feront du bruit quand personne ne s'y attend. Ils viennent de montrer à Milwaukee qu'ils ne sont pas une équipe que l'on peut ignorer.